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Affichage des articles associés au libellé Anticipation

Un cantique pour Leibowitz, de Walter M. Miller Jr.

Lorsque j'ai quitté ma librairie il y a maintenant presque un an, je m'étais dit que les mois suivants ce changement de vie - où je ne pouvais pas travailler du fait de mon processus d'immigration au Canada - seraient dédiés à la lecture d'oeuvres qui m'ont toujours fait de l'oeil mais que je n'avais jamais pris le temps de lire. J'avais fait pas mal d'achats (en prévision du prix des livres au Québec qui est deux fois plus élevé) et conçu une liste d'ouvrages en format de poche que je comptais rafler dans une librairie une fois sur place. J'ai mis plus de temps que prévu, mais j'ai fini par trouver l'un de ces titres à la superbe librairie d'occasion L'Echange , sur le Plateau Mont-Royal, et il s'agissait d' Un cantique pour Leibowitz , de Walter M. Miller Jr. , un classique de la science-fiction américaine écrit à la fin des années 50 et disponible en français chez Folio SF. Un cantique pour Lei...

Une idée de projet

Etant désormais pour un temps au Canada, c'est le moment de se pencher sur les projets à venir. Pour le moment toutes mes idées sont à un stade peu avancé : je ne peux pas encore travailler au Québec, mais je peux au moins réfléchir, mettre en forme, et lancer des études de marché. L'une des idées qui nous plait le plus à ma moitié québécoise et moi, c'est le coffret littéraire. En France, ça fonctionne du feu de dieu ! Tu t'abonnes en ligne pour un mois ou plus, et tu reçois chaque mois chez toi une boîte contenant un roman, du thé, de la papeterie et des goodies. C'est cool, original, et ça permet de découvrir plein de nouvelles choses. Au Québec il n'y en a pas encore beaucoup. Et surtout, il n'y en a pas encore pour les geeks comme moi, ceux qui aiment les littératures de l'imaginaire et les produits dérivés ! Alors on s'est dit : et pourquoi pas ? Tâtons le terrain, voyons si ça intéresse des gens dans la belle province. Alors v...

Dans la forêt de Jean Hegland

Les romans d'anticipation son pléthores en librairie aujourd'hui. Il en sort un presque tous les mois, c'est devenu le genre préféré des maisons d'éditions généralistes qui ne veulent pas avouer que c'est de la science-fiction parce-que-c'est-pas-assez-sérieux-et-littéraire, mais l'anticipation ça vend. Pourtant l'anticipation c'est de la science-fiction, et ça peut très bien être littéraire aussi. Comme ce roman que je viens juste de terminer et qui m'a totalement bouleversé. Vous savez ce genre de roman qui vous touche intimement, qui vous fait longuement réfléchir, et qui vous fait questionner tout ce qui vous entoure ? Ben comme ça. Paru en 1996 aux Etats-Unis, Dans la forêt a donc trouvé son éditeur français : Gallmeister, éditeur de romans principalement américains, spécialiste du nature writing , ou de la littérature des grands espaces comme on dirait en français (que j'apprécie beaucoup, soit dit en passant).   Il n'est pas...

Neige, de Anna Kavan

Séance de rattrapage les amis. Oui oui, je vous ai laissé tomber, je me suis laissé aller (et je ne parle pas que de mon poids). J’avoue que mes doigts ne m’ont pas démangé pendant ce dernier mois sauf pour établir mon plan d’affaire et espionner les réseaux sociaux pour vous faire cliquer sur mon étude de marché . Mais je suis là, nous sommes là, le canidé, le félidé et moi, toujours assis confortablement sur le canapé, l’un léchant ses coussinets avec mépris, l’autre rongeant son chausson en peau de buffle, et moi mon livre à la main. Comme  Confiteor précédemment, lire l’inédit de Ken Kesey  ( Et quelquefois j'ai comme une grande idée ) me prend pas mal de temps. Je vous en parlerai à coup sûr, un tel chef-d’œuvre ne s’oublie pas, mais sa densité et sa masse m’empêchent d’avancer rapidement, sinon je vous aurais déjà bassiné avec ça. Je n’ai malgré tout pas parlé de toutes mes lectures de la rentrée, loin de là, et pour ça vous pouvez me blâmer, me montrer du doig...

Ces choses que nous n'avons pas vues venir, de Steven Amsterdam

Il semblerait que l’on a une fascination pour le pire. L’inévitable. L’apocalypse ! (roulement de tonnerre et éclairs lumineux – oui ici on fait le son et lumière aussi) ca a toujours été plus ou moins ainsi, la littérature regorge de récits apocalyptiques depuis un petit moment déjà, bien que récemment le phénomène se soit amplifié. Quelle est la cause de cet engouement pour l’apocalypse ? J’imagine que nos avancées scientifiques depuis un siècle ont donné des frayeurs à l’humanité qui a compris qu’en poussant sa chance elle avançait aussi sa disparition. Guerres, pollution, informatique, virus, nucléaire, mutations… etc. On passe du dérèglement climatique meurtrier à l’attaque de zombies, à la rébellion des machines, chaque auteur utilise son scénario catastrophe pour nous donner des frissons et nous nous en délectons ! On aime anticiper et se faire peur. J’en ai lu quelques-uns de ces romans d’anticipation post-apocalyptiques, mes préférés étant ceux d’auteurs fr...

La destruction du Parthénon, de Christos Chryssopoulos

"IL FAUT FAIRE SAUTER L'ACROPOLE !" Pour les deux critiques de cette fin de mois de mai, j’ai tenté un exercice de style. J’ai tenté d’écrire des critiques sérieuses , plus ou moins construites .  Courtes, allant à l’essentiel, avec une présentation de l’auteur, un résumé, et un avis. Bon, autant vous dire que raconter ma vie et semer quelques boutades au détour des phrases m’a manqué.  Non, vraiment, j’aime ça dire les choses à ma manière, tomber dans le familier, et partir en hors sujet. C’est ma façon d’écrire. Alors je ne pense pas recommencer cet exercice de style. Il est clair que « critique professionnel de livres » n’est pas ma vocation première. Non, en fait c’est d’être libraire. Et le libraire c’est cet espèce d’énergumène un peu déjanté, ce vieux briscard un peu fou du bulbe, ou bien cet olibrius aux vagues airs d’intellectuel qui veut donner son avis sur tout, et qui se sent obligé de faire partager ce qu’ IL aime avec ses mots à lui , son jargon...