Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles associés au libellé Historique

Mes vrais enfants, de Jo Walton

Jo Walton , depuis que j'y ai goûté, j'y reviens forcément à chaque nouveauté. Mais c'est une addiction de plus en plus forte que j'accepte avec un énorme plaisir. Et à chaque nouvel ouvrage, mon admiration pour cette grande dame de la littérature augmente. Avec Morwenna , nous avions l'histoire d'une adolescente boulimique de lecture, traumatisée par un accident et la perte de sa jumelle - ainsi que de sa mobilité physique - et harcelée par une mère complètement folle qui pratique la magie noire. Le fantastique est prégnant, puisque l'héroïne a l'étrange faculté de pouvoir voir et converser avec les fées, et doit donc être un peu sorcière, comme sa mère. Ou bien tout cela est-il vraiment réel ? les contes de fées de Morwenna ne seraient-ils pas un moyen d'échapper à une mère abusive et manipulatrice ainsi qu'à un passé douloureux et à un quotidien malheureux ? L’ambiguïté qui plane tout au long du roman lui donne toute sa saveur. Le ce...

La trilogie du subtil changement, de Jo Walton

J'ai toujours été timide avec les auteurs. Déjà dans les salons et festivals j'hésitais à faire la file pour me faire dédicacer un ouvrage. Il m'a toujours paru difficile de parler avec eux de mon interprétation très personnelle de leur oeuvre. L'anonymat de l'auteur, c'est à dire la connaissance de son écriture et de son univers littéraire seulement, et pas de son visage, de sa voix et de sa personne en elle-même, me convenait parfaitement, parce que les rencontrer en chair et en os me terrorisait.  Je me retrouvais souvent bête devant ces hommes et femmes dont les mots changeaient ma vie à chaque lecture. Comment leur expliquer, comme tant d'autres avant moi, que leurs romans étaient des pièces importantes de ma vie, et que je louais leur génie pour ça, et que je les remerciais du fond du cœur d'avoir partagé ça avec moi, pauvre petite lectrice. Je ne trouvais pas mes mots, je bafouillais, je disais "merci beaucoup, j'adore vos romans, j...

Le cercle de Farthing, de Jo Walton

Avant de vous parler de ma dernière lecture en date tout à fait passionnante (titre ci-dessus), juste un petit mot pour rendre hommage à un grand auteur de fantasy, Terry Pratchett. Il est décédé hier. Tout le monde s'attendait à une fin prématurée, mais lorsque la nouvelle tombe c'est toujours assez rude.  Il est étonnant de voir le nombre d'articles qui ont fleuri lors de l'annonce de son décès sur des sites d'information qui n'ont jamais écrit son nom dans aucun autre article, jamais voulu rendre hommage à ce génie de la littérature fantastique de son vivant. La Mort fait toujours cet effet là...  J'espère juste que son départ, qui a fait grand bruit, fera découvrir son oeuvre à plein de nouveaux lecteurs de tous âges et tous horizons. Je ne suis pas la mieux placée pour en parler, je n'en ai lu que peu. J'aimais beaucoup son imagination, l'humour de ses personnages et l'originalité de son univers, mais je n'ai jamais eu...

Et nos yeux doivent accueillir l’aurore, de Sigrid Nunez

Ça fait longtemps rien que je ne me suis pas dégourdie les doigts en vous tapant un petit article. Alors profitons du fait que j’ai terminé hier ma lecture d’un roman de Sigrid Nunez aux éditions Rue Fromentin avec son titre dégoulinant et bien trop long MAIS tiré d’une chanson de Dylan (là on peut pardonner) Et nos yeux doivent accueillir l’aurore . Comme toujours, je suis friande des romans américains, j’ai une certaine tendance à les apprécier encore plus quand ils se situent dans le passé et quand j’en apprends plus sur l’Histoire. Alors ce roman mi roman de campus mi roman soixantuitard me tentait carrément bien. Situons un peu l’histoire, si vous le voulez bien. George, de son vrai nom Georgette George (à dire à l’américaine, of course ), nous raconte l’histoire d’une amitié peu commune qui marquera sa vie à jamais. Pendant la guerre du Vietnam, elle intègre le campus de Barnard, pendant féminin du fameux Columbia de la grosse pomme. Elle débarque du fin fond de l’ét...

Confiteor, de Jaume Cabré

En ce moment je suis dans une frénésie de lecture, de ramassage de crottes et de rattrapage de séries télés. Par ailleurs j’essaye de remettre de l’ordre dans mes projets professionnels top secrets mais il semblerait que toutes ces choses jointes ensemble m’épuisent (et pourtant on ne peut pas dire que la semaine du 15 août en librairie soit follement énergique, et aujourd’hui j’en profite pour glander, mais glander pour moi c’est une course de lecture contre la rentrée littéraire et des bestioles poilues dites « domestiques » qui me réveillent toutes les trois heures comme un bébé qui fait ses dents. Croyez-le ou non, c’est fatiguant.). Je rêve à nouveau de mon futur week-end dans le sud chaleureux et chantant de mes parents, avant que l’enfer ne se déclenche sur terre (dans ma librairie) avec une succession de dédicaces stressantes (pour la hiérarchie, et donc pour moi par la suite…) jusqu’à la fin des hostilités mi-octobre où je me fais une semaine...

Faillir être flingué, Céline Minard

Août, le temps file à une vitesse ahurissante. Il règne à Paris une atmosphère de vacances, que j’embrasse allègrement, même si pour moi les vacances sont bel et bien finies. Néanmoins le soleil brille brille brille à Paris, la touffeur de mon appartement ne se dissipe pas malgré mes fenêtres grandes ouvertes, et je perds peu à peu mon (faible) bronzage en passant mon temps affalée sur le divan de mon salon à lire. Lire à en perdre haleine. J’ai arrangé ma bibliothèque (à moitié rongée par la dentition de lait du chien chien) en fonction de la parution des titres de la rentrée littéraire que je dois lire avant le 21 août. Le 31 juillet je me disais « j'suis laaaarge » , maintenant je me rends compte que je n’ai que 15 jours pour lire au moins quinze livres de la rentrée. Parfois on haït son métier. Heureusement qu’il y a beaucoup de bon (mais surtout du mauvais) là-dedans ! Bref, hier j’ai passé ma journée dans Faillir être flingué de Céline Minard . Figurez-vo...

Wunderkind, de Nikolai Grozni

En ce moment je suis un p’tit poil crevée. J’avais repris un rythme de lecture effréné mais ma fatigue a triplé depuis l’acquisition qu’a fait ma moitié d’un… chiot. Maintenant j’ai un rythme effréné de ramassages de crottes et d’essuyages de pipi, je suis constamment harcelée par un chien saucisse qui veut absolument rester dans mes pattes et dormir sur mon ventre, qui me couvre de bave, qui déchiquette mes livres pendant la nuit, et qui fait fuir la féline en lui courant après pour jouer avec elle. Bref, mon rythme de lecture a de nouveau baissé. Autant vous dire qu’ouvrir un livre avec l’énergumène dans les parages est un peu suicidaire (mieux vaut attendre qu’il dorme), et quand je me penche sur une page mes yeux se ferment instantanément. J’ai tout de même réussi à finir un roman magnifique, pour lequel j’ai lutté contre le sommeil avec bravoure (et moult bâillements, mais ils ne sont pas dû au livre). Il s’agit de Wunderkind , un roman de Nikolai Grozni qui sortira...

Même pas mort, de Jean-Philippe Jaworski

Il m’arrive parfois d’être un peu groupie. C’est rare, et je ne pousse pas mon vice à l’extrême, mais certains auteurs que je considère aujourd’hui comme de grands maîtres sont indispensables à ma survie ! J’attends donc leurs prochains ouvrages avec une ardente impatience, piaffant de joie lorsqu'on m’annonce qu’enfin – enfin ! – un nouveau roman va sortir. C’est l’état dans lequel j’étais quand ma représentante m’a mis entre les mains un feuillet d’explication montrant en gros plan la couverture du prochain Jean-Philippe Jaworski . Elle a dû voir mes pupilles s’illuminer de convoitise, et ma folie augmenter d'un cran lorsqu’elle m’a parlé de son ouvrage précédent réédité en tirage spécial et format collector. Faut pas m’faire des choses comme ça à moi ! Mon petit cœur se met à palpiter, mes narines frétillent avec leur vie propre et toute ma peau se hérisse de plaisir. Bref, autant dire qu’elle a compris qu’il fallait m’envoyer un service de p...