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Articles

Wilderness, Lance Weller

Il est toujours plus facile de parler de livres drôles ou fantastiques sur une chronique. Je fais l'idiote, je vous ensevelie de blagues vaseuses, et les "ours lubriques" sont clairement des arguments de lecture convainquants ! (Qui résiste à des ours lubriques ?) Et il est vraiment plus difficile de vous parler de livres au sujet dur et douloureux. Parce que d'une part peu de gens osent se lancer dans un livre difficile et douloureux, ils préfèrent l'amûûûr, l'aventuûûûre et l'humûûûr (bon ok j'arrête). Pourtant les romans difficiles, qui traitent de sujets ardus et douloureux sont souvent les meilleurs chefs-d'oeuvre. Par exemple, j'ai cherché en vain pendant trois jours comment introduire ma lecture de Wilderness de Lance Weller aux éditions Gallmeister dans une chronique. Je faisais toujours la même entrée en matière, titillant votre système lacrymal avec de belles envolées lyriques sur les flocons et la froidure de l'hiver,...

L'homme qui savait la langue des serpents, de Andrus Kivirähk

Ayé, nos premiers flocons de neige touchent le sol crasseux des rues de Paris. Je suis rentrée à pied de ma séance de cinéma sous un ciel digne des meilleurs séquences du 7ème art, protégée par mon parapluie vert, pensant à la soirée que j'allais passer sous mon plaid tout doux tout chaud, un verre de vin sur la table basse (il faut bien terminer les bouteilles...) et le clavier de l'autre. Le moment idéal pour enfin écrire une chronique, vous faire part de mes dernières lectures. Elles ne sont pas nombreuses... le déménagement, les fêtes, le déballage des cartons, tout ça fait que je n'ai pas eu le temps encore de me pencher sur toutes les lectures que je désirais finir pour cette moitié du mois de janvier. Mais j'ai tout de même lu celui qui me tenait le plus à coeur, celui qui attisait ma convoitise dans la pile de services de presse, celui qui piquait ma curiosité du fait de sa couverture extraordinaire et de sa traduction originale de l'estonien, ce...

Noyeux Joël et Bonne année !

Oui, je vous ai lâché un bout de temps. Mais il faut dire que ces derniers mois ont été agités ! Le boulot très fatiguant, la vie privée très mouvementée, et les lectures ballotées au gré de ces tempêtes quotidiennes. Et toi, internaute, lecteur, qui attend un mot de moi, te rongeant les sangs, sur le point d'appeler le 911 (oui, parce qu'on est dans un film comme aux Etats-Unis là) et de leur demander d'aller voir à l'appartement de Guixxx si elle n'a pas été dévorée par son chat, depuis le temps. Je suis en vie, et le félin aussi. Il se porte même comme un charme. Notre dernière aventure, une expédition reliant Montreuil au centre de Paris, lui a secoué les puces et maintenant il se retourne sur la housse du BZ comme un petit tas (oui il est gros.) bienheureux. Le plus amusant a été pour lui la mise en cartons de toutes me affaires. Spécialement les livres. A l'inverse mon amoureux - un homme formidable - m'a maudite plusieurs fois en portan...

Ces choses que nous n'avons pas vues venir, de Steven Amsterdam

Il semblerait que l’on a une fascination pour le pire. L’inévitable. L’apocalypse ! (roulement de tonnerre et éclairs lumineux – oui ici on fait le son et lumière aussi) ca a toujours été plus ou moins ainsi, la littérature regorge de récits apocalyptiques depuis un petit moment déjà, bien que récemment le phénomène se soit amplifié. Quelle est la cause de cet engouement pour l’apocalypse ? J’imagine que nos avancées scientifiques depuis un siècle ont donné des frayeurs à l’humanité qui a compris qu’en poussant sa chance elle avançait aussi sa disparition. Guerres, pollution, informatique, virus, nucléaire, mutations… etc. On passe du dérèglement climatique meurtrier à l’attaque de zombies, à la rébellion des machines, chaque auteur utilise son scénario catastrophe pour nous donner des frissons et nous nous en délectons ! On aime anticiper et se faire peur. J’en ai lu quelques-uns de ces romans d’anticipation post-apocalyptiques, mes préférés étant ceux d’auteurs fr...

La symphonie des spectres, de John Gardner

Il arrive des fois où, après avoir refermé un livre, je me rends compte que je viens de fermer un chef-d’œuvre. Ces moments sont de plus en plus rares. Comme m’en parlait l’un de mes collègues, ça arrive plus fréquemment avec les romans classiques, cultes, les grands noms de la littérature qui ne sont pas aujourd’hui mondialement connus pour rien, ou avec ceux qui sont tombés dans un oubli immérité, parce qu’ils on été ensevelis par la masse de m**** qui sort sur nos tables depuis deux décennies, et que heureusement certaines maisons décident de remettre en avant. Bon j’ai quand même lu récemment quelques œuvres qui méritaient d’être traités de chef d’œuvre (pour moi), Les jardins statuaires de Jacques Abeille ou encore Karoo de Steve Tesich… mais ils ont été écrit il y a déjà plus de vingt ans. Et je viens de refermer La Symphonie des spectres , de John Gardner , qui rentre définitivement pour moi dans cette catégorie de chef-d’œuvre. Encore une fois, le livre a été écrit e...

Anno Dracula, de Kim Newman

Peut-on faire du beau avec du vieux ? Il y a ceux qui sont sceptiques et ne jurent que par l’originalité de la nouveauté. Moi je pense qu’il est assez extraordinaire d’arriver à faire une œuvre de qualité avec de l’ancien. Cela vaut pour à peu près tout. Tout est matière à création, tout est matière à innovation. C’est exactement ce que j’ai pensé en prenant entre les mains le livre de Kim Newman , Anno Dracula , à qui Bragelonne vient de donner une seconde vie au sein de sa maison d’édition. J’en avais entendu du bien, récemment une amie m’avait faire part dans une liste de ses dix œuvres incontournables dans les littératures de l’imaginaire, et elle m’avait cité ce titre. J’étais bien-sûr contente lorsque j’ai pu récupérer le service de presse au début du mois, j’allais donc pouvoir juger par moi-même de ce roman dont en semble faire grand cas. Kim Newman est journaliste, critique et scénariste de cinéma en plus d’être auteur de romans et de travailler pour l’univ...

Une place à prendre, de J.K. Rowling

Elle agite les plumes et fait dégoiser les mauvaises langues, la J. K. Rowling.  Elle sort un nouveau roman, et attention un « pas pour les enfants ». Alors forcément tout le monde l’attend au tournant et ses fans font le décompte jusqu’à la parution d’ Une place à prendre . Puis vient la parution et la déception. Les fans vomissent leur désappointement, comment se fait-il qu’ils n’ont pas aimé la nouvelle œuvre du grand maître Rowling ? Source : la voix du nord Voilà pourquoi j’ai décidé de le lire. Je fais partie de cette génération qui a grandi avec la parution des Harry Potter . Pour moi aussi le nom de J. K. Rowling est indissociable du petit sorcier au front zébré et à la touffe indomptable, de gnomes de maisons, de griffons, d’araignées géantes et de balais volants. Bref, je les ai lus, relus, de mes 11 à 24 ans. La différence, c’est peut-être que depuis mon adolescence où j’ai ingurgité un grand nombre de fantasy et de romans fan...