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Articles

Féerie pour les ténèbres, de Jérôme Noirez

Bon, je vous avais parlé de faire un article sur l'Homme Soleil , et je vais le faire (mode auto-motivation on ), mais pas tout de suite. Tout simplement parce que les mots me manquent, et parce que j'ai quand même été un peu déçue... si on doit le comparer à l'excellence de La symphonie des spectres ... ben c'est pas excellent. Mais je n'ai pas chômé pour autant, j'ai enchaîné avec deux excellents romans, dont un qui était un rattrapage obligatoire et que je ne regrette pas ! Pourquoi n'ai-je pas lu Féerie pour les ténèbres avant ? Les rioteux ont emporté la réponse dans l'En-dessous...  Pourtant j'en ai entendu beaucoup de bien, et de nombreuses fois. On parle d'un roman parût il y a presque dix ans aux éditions Nestiveqnen , repris en intégrale par le Belial il y a deux ans, et enfin paru en poche chez J'ai lu ce printemps. Il m'a donc fallu l'observer de loin tout ce temps avant d'emporter un exemplaire avec moi da...

Je traîne... mais je suis toujours là !

Oui bon je sais, je traîne, je traîne.... je vous promets L'homme-soleil depuis des lustres et rien n'arrive. Sachez qu'il me reste 100 pages à lire. Je les aurais déjà terminé si depuis mon arrivée dans le monde du chômage il y a dix jours (volontaire, cette fois-ci) je ne faisais pas un espèce de blocage total sur la lecture. Comme si j'avais besoin de faire le vide, de rester loin d'un livre le temps de me remettre d'un traumatisme (Moi ? Traumatisée par mon expérience récente d'employée en librairie ? Non.) Je fais à la place une boulimie de séries télé (j'vous jure, quelle enfant...) et je planche sur mon projet de création de librairie : repérage de locaux, de quartiers, recherche de contacts, j'essaye d'y aller doucement, je me suis donnée comme temps de repos jusqu'à lundi prochain pour souffler un peu et reprendre mes esprits avant de me lancer dans cette entreprise qui va certainement me bouffer toute ma vie dans les quatre o...

Les Furies de Boras, de Anders Fager

Récemment un client m’a demandé « que lisez-vous de beau en ce moment ? ». Je savais en mon fort intérieur que mes lectures ne correspondraient pas à son interprétation de « beau », même si je vous assure qu’il y a une certaine beauté dans la monstruosité tentaculaire et visqueuse des récits des Furies de Boras , de Anders Fager . Alors quand je lui ai dit que ce n’était peut-être pas très beau mais que je prenais beaucoup de plaisir à lire un roman horrifique nordique, j’ai senti qu’il continuait de me faire la conversation pour la forme, en regrettant de m’avoir posé la question. Je lui ai expliqué que c’était un recueil de nouvelles d’horreur, mêlant histoire contemporaine et folklore suédois, que c’était très intéressant, gardant pour moi les rituels de chair et de sang, les cultes démoniaques, les prédatrices sexuelles mi-femmes mi-monstres et les enfants adeptes de tyrannosaures mythiques mangeurs de SDF. Ce sont des choses qui ne se disent pas à certaines personnes. A...

Et nos yeux doivent accueillir l’aurore, de Sigrid Nunez

Ça fait longtemps rien que je ne me suis pas dégourdie les doigts en vous tapant un petit article. Alors profitons du fait que j’ai terminé hier ma lecture d’un roman de Sigrid Nunez aux éditions Rue Fromentin avec son titre dégoulinant et bien trop long MAIS tiré d’une chanson de Dylan (là on peut pardonner) Et nos yeux doivent accueillir l’aurore . Comme toujours, je suis friande des romans américains, j’ai une certaine tendance à les apprécier encore plus quand ils se situent dans le passé et quand j’en apprends plus sur l’Histoire. Alors ce roman mi roman de campus mi roman soixantuitard me tentait carrément bien. Situons un peu l’histoire, si vous le voulez bien. George, de son vrai nom Georgette George (à dire à l’américaine, of course ), nous raconte l’histoire d’une amitié peu commune qui marquera sa vie à jamais. Pendant la guerre du Vietnam, elle intègre le campus de Barnard, pendant féminin du fameux Columbia de la grosse pomme. Elle débarque du fin fond de l’ét...

Nosfera2, de Joe Hill

Ce que j'aime dans un roman, c'est être surprise. C'est l'imagination fertile et parfois insaisissable des auteurs, qui sont capables de faire germer des situations et des personnages hors du commun, et qui vont bien au-delà des limite de ma propre imagination. Quand je rencontre l'imaginaire de ces auteurs, je prends mon pied. J'ai un souvenir excellent de l'imaginaire foutraque du génialement taré Warren Ellis dans son roman jouissif Artères souterraines , paru au Diable Vauvert il y a quelques années, et enfin édité au livre de poche en ce début d'année. Je transmets sa bonne parole en camouflant la trashitude de son récit par une caution "humoristique", la pile se vend comme des petits pains, et j'espère ainsi les emmener dans l'esprit détraqué d'un auteur peu ordinaire. Mais ce n'est pas d' Artères Souterraines que je veux parler ce soir. J'ai englouti avec joie le roman d'un dénommé Joe Hill sorti il y...

Des nouvelles fraîches

Deux mois plus tard, me revoilà ! (Bonnanéééé !) Oui, j'ai un peu délaissé l'écriture en cette fin d'année 2014. J'ai même délaissé la lecture en fait. J'ai passé mon temps la tête dans mes projets, et j'étais trop occupée par le mois décembre qui est un mois difficile dans le commerce, comme vous pouvez vous en douter : heures supplémentaires, plus de fatigue et moins de temps pour soi-même. Ce fut un mois difficile de différentes façons (confrontation façon Far West avec ma boss, stress de la foule des clients de Noyel...), mais un mois qui m'a ouvert les yeux sur l'urgence d'ouvrir mon propre commerce, c'est pourquoi les choses s'accélèrent et mon associé (J.) et moi sommes en train de chercher des locaux ! Nous espérons voir notre librairie ouvrir ses portes au grand public en septembre prochain alors croisons les doigts et touchons du bois. J'essaye de garder un certain rythme de lecture mais je suis complètement dépassée par ...

Le phénomène Stephen King

Il faut bien que je parle du phénomène qui agite Paris depuis une semaine, qui déclenche  l'hystérie de la presse et des fans de toute l'Europe, le master de la littérature d'horreur et du fantastique vient faire son Tour dans la capitale française, et ce pour la première fois depuis 40 ans d'existence littéraire ! J'ai nommé Stephen King , bien sûr. Pour tout vous dire, j'ai eu la formidable opportunité d'être invitée au Grand Rex pour la conférence qui lui a été consacrée, en ma qualité de libraire bien entendu. J'ai donc eu droit après le boulot - moi et 40 autres personnes - à un petit cocktail privé avec l'auteur, arrosé de vin et de petits fours frais, pendant lequel j'ai eu l'occasion de faire ma groupie. Sauf que je ne suis pas une groupie. Déjà je ne suis plus groupie de rien depuis que j'ai dépassé l'adolescence (quand je vois un auteur/acteur/chanteur connu dans la rue j'ai tendance à faire comme si j'a...