Il est toujours plus facile de parler de livres drôles ou fantastiques sur une chronique. Je fais l'idiote, je vous ensevelie de blagues vaseuses, et les "ours lubriques" sont clairement des arguments de lecture convainquants ! (Qui résiste à des ours lubriques ?) Et il est vraiment plus difficile de vous parler de livres au sujet dur et douloureux. Parce que d'une part peu de gens osent se lancer dans un livre difficile et douloureux, ils préfèrent l'amûûûr, l'aventuûûûre et l'humûûûr (bon ok j'arrête). Pourtant les romans difficiles, qui traitent de sujets ardus et douloureux sont souvent les meilleurs chefs-d'oeuvre. Par exemple, j'ai cherché en vain pendant trois jours comment introduire ma lecture de Wilderness de Lance Weller aux éditions Gallmeister dans une chronique. Je faisais toujours la même entrée en matière, titillant votre système lacrymal avec de belles envolées lyriques sur les flocons et la froidure de l'hiver,...